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Dans un sport qui procure autant d’émotions, au cours duquel des carrières et des vies peuvent basculer en une fraction de seconde, il est difficile de ne pas se perdre en superlatif au moment de décrire ce à quoi on a eu le bonheur d’assister hier soir dans le Tottenham Hotspur Stadium de Londres (Royaume-Uni).

Le fabuleux (le mot parait faible) Oleksandr Usyk (19-0, 13 KO) a de nouveau délivré une performance inoubliable, et qui aura cette fois-ci le retentissement planétaire qu’auraient mérité ses exploits dans la catégorie inférieure.

L’Ukrainien a plus que balayé les quelques doutes que l’on pouvait avoir sur sa capacité à s’imposer dans la catégorie dite reine. Certes, Anthony Joshua est bien loin d’être invincible, mais rappelons tout de même les états de services notables du Britannique  dans l’ordre chronologique : Dillian Whyte, Wladimir Klitschko, Carlos Takam, Joseph Parker, Alexander Povetkin, Andy Ruiz et Kubrat Pulev. Un poids lourds ordinaire aurait-il pu se constituer un tel palmarès en concédant une seule défaite contre vingt-quatre victoires dont vingt-deux acquises avant la limite ? Restons sérieux deux minutes et apprécions l’exploit à sa juste mesure…

On écrit souvent à raison qu’il faut être deux pour faire un grand combat,  mais cette maxime parait caduque lorsque l’Ukrainien nous gratifie de sa virtuosité. Avec son habituelle finesse, Usyk a parfaitement manœuvré durant douze rounds avec une mobilité et une habileté technique devenues malheureusement trop rare pour ne pas dire hors du commun à ce poids. Variant à merveille l’intensité de ses frappes à l’instar de son compatriote et camarade d’entraînement Lomachenko, la partition de l’Ukrainien fut indéchiffrable pour le boxeur toujours dangereux mais sans inspiration qu’est Joshua. « AJ » pouvait même s’estimer heureux d’avoir entendu la cloche finale puisque son adversaire avait encore une fois eut le bon goût de finir tambour battant, mettant aux supplices le Britannique au bord du KO dans les derniers instants.

On pouvait lire chez différents observateurs des cartes variant de 118-110 à 115-113, mais elles adoubaient toutes le même vainqueur, résolument indiscutable, et fort heureusement confirmés par les trois officiels qui couronnaient le nouveau roi de la catégorie de manière unanime (117-112, 116-112, et 115-113).

Avec son panache, son élégance et cette pointe d’humour qui le rend si particulier, Usyk est décidément un merveilleux ambassadeur pour le noble art. Et on a déjà hâte de le revoir à l’œuvre.

 

 

Cet article a 2 commentaires

  1. Bouchet

    Joli commentaire très bien écrit ce qui est rare dans le journalisme en général et en particulier dansle domainedu sport… beau texte à la mesure de l’exploit du brillant Olexander.
    E

  2. Sebastien

    Excellent texte. Très bien rédigé. Merci.

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