DAZN, Marseille, Kevin Lele Sadjo : entretien avec Yohan Zaoui

Depuis 2 ans, il est devenu le promoteur qui compte en France. Réunion avec DAZN, championnat du monde, championnat d’Europe… Yohan Zaoui, qui dirige la société Y12 Boxing, s’occupe de plusieurs boxeurs français de renom – tels que Kevin Lele Sadjo – et pèse de plus en plus dans la boxe française, voir mondiale. Nous l’avons rencontré le 2 décembre dernier, en marge de l’évènement qu’il organisait au Palais des Sports de Marseille, diffusé par DAZN. Il a évoqué avec nous son ressenti sur cette soirée, ses relations avec DAZN, son rapport à Marseille ou encore l’avenir du phénomène Kevin Lele Sadjo.

Qu’avez-vous pensé de la soirée du 2 décembre dernier, au Palais des Sports de Marseille, avec DAZN ?

J’en suis satisfait. Il y a quelques détails qui ne vont pas, mais nous allons améliorer cela, nous allons progresser. C’était une fête de la boxe, tous ces grands noms de la boxe étaient contents de boxer et d’être réunis ensemble. On a vu du haut niveau, de la jeunesse et du spectacle. Pour terminer, nous avons eu un Kevin Lele Sadjo magnifique, qui a vraiment été impressionnant. On ne peut qu’être satisfaits. Pour une première à Marseille, nous sommes satisfaits.

 

En compagnie de Michel Soro

C’était un gros évènement, en compagnie de DAZN. Est-ce quelque chose que vous souhaitez reproduire à l’avenir ?

Évidemment, j’espère que c’est une aventure qui va continuer très longtemps. Je pense que DAZN et les spectateurs étrangers ont vu le vrai niveau des français, qui ont leur place parmi les meilleurs au monde. Il fallait juste le démontrer, ce qui a été fait ce soir.

Était-ce important de venir à Marseille, ville importante de la boxe en France ?

Marseille est une ville très importante, qui soutient le sport énormément. Lorsqu’ils ont vu la carte, ils n’ont pas hésité une seule seconde. Il y a un engouement fabuleux, c’est le meilleur public de France. La communication était faite tardivement, puisque c’était une réunion de dernière minute, donc ce n’était pas encore totalement chaud, mais ça allait dans l’ensemble. Lorsque nous allons réussir à remplir le Palais des Sports en y mettant des stars et des gros combats, ça va s’effondrer à un moment donné (rires).

Est-ce que revenir à Marseille régulièrement est un objectif ?

Oui, Marseille et Paris sont les deux villes où je souhaite organiser de nombreuses soirées.

Quel est le prochain évènement qu’Y12 va organiser ?

Nous allons voir avec DAZN (rires). J’espère qu’il y en aura au moins 3 ou 4 avant l’été.

Kevin Lele Sadjo a encore livré une grande performance, comment voyez-vous la suite pour lui ?

C’est une énorme performance, il est clair que c’est un des meilleurs mondiaux dans sa catégorie. Malheureusement, il y a beaucoup de stars chez les super-moyens et Canelo Alvarez bloque les opportunités pour les boxeurs qui sont derrière. On le voit avec Christian M’Billi, qui est classé numéro 1 à la WBC et la WBA. J’en ai beaucoup parlé avec Kevin, et je pense qu’il doit descendre en poids moyen, d’autant plus qu’il n’a pas de problème pour faire le poids. Je pense qu’il sera encore plus dangereux en poids moyen, et qu’il aura une opportunité mondiale très rapidement, certainement en 2024. En tout cas, je vais rapidement chercher un gros combat chez les moyens pour lui.

Avec Franck Smith CEO de Matchroom

L’avenir de Kevin Lele Sadjo s’écrira donc chez les poids moyens ?

Je pense que la voie est beaucoup plus libre chez les moyens, et une chance mondiale est facilement faisable en 2024. Chez les super-moyens, tant que Canelo aura les 4 ceintures, personne ne peut faire de championnat du monde, et comme c’est une superstar, il peut les garder plusieurs années. Kevin a 33 ans, mais il est tout neuf, il n’a pas pris de coup, et il a montré qu’il est puissant. Ce soir, il a boxé un boxeur qui a boxé les meilleurs mondiaux, qui n’a jamais été mis KO et qui a toujours perdu aux points, de justesse, et il y avait un écart de puissance énorme. C’était une punition, le Punisher l’a vraiment puni.

Propos recueillis par Hugo BRUN

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