Julio césar chavez vs azumah nelson en superplume 1988

Le Temple de la Renommée de BoxeNet
Cette section regroupe des fiches biographiques et les analyses techniques des grands noms de la boxe.
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Bernard
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Marciano a écrit : 10 juil. 2020, 10:51
cleming a écrit : 09 juil. 2020, 21:54 :Super21: As-tu vu les deux énormes premiers combats entre Haugen et Pazienza ?
Évidemment !! :wink:
La vie me donne du temps à remplir alors j en profite. Ce que j ai fait c'est commencer par les premier combats de Chavez Chronologiquement et à chaque fois bosser en parallèle sur ces adversaires.

Du coups j ai très vite bosser sur Roger, qui m a fait bosser sur Piazenza, qui m a fait bosser sur Haugen !!!! :lol:

Donc oui j ai fait cette trilogie qui m a vraiment plus, j ai fait aussi les 2 duels contre Camacho pour Greg, et pour Piazenza j ai mater forcement son super combat contre le black Mamba, contre Dele et voulu voir par curiosité quelques combat après son accident contre Duran et Roy Jones.

En tout cas, pour ces catégories légère sur cette décennie mi 80-90 je pense avoir une connaissance "presque" satisfaisante.

Je vais essayé si je peu de rapprondir de la même façon la période 70 de ces catégories. :mrgreen:
Marciano, jette un œil sur un des plus grands boxeurs européens de tous les temps, un welter, on en parle jamais, mon père m en parlait, Duilio Loi.
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Bernard a écrit : 10 juil. 2020, 17:06
Marciano, jette un œil sur un des plus grands boxeurs européens de tous les temps, un welter, on en parle jamais, mon père m en parlait, Duilio Loi.
Avec grand plaisir.

Je confirme que je n'ai jamais entendu parler de lui !!
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Marciano a écrit : 10 juil. 2020, 19:10
Bernard a écrit : 10 juil. 2020, 17:06
Marciano, jette un œil sur un des plus grands boxeurs européens de tous les temps, un welter, on en parle jamais, mon père m en parlait, Duilio Loi.
Avec grand plaisir.

Je confirme que je n'ai jamais entendu parler de lui !!
👍
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MARVELOUS-1 a écrit : 11 juil. 2020, 00:58
Bernard a écrit : 10 juil. 2020, 17:06
Marciano a écrit : 10 juil. 2020, 10:51
Évidemment !! :wink:
La vie me donne du temps à remplir alors j en profite. Ce que j ai fait c'est commencer par les premier combats de Chavez Chronologiquement et à chaque fois bosser en parallèle sur ces adversaires.

Du coups j ai très vite bosser sur Roger, qui m a fait bosser sur Piazenza, qui m a fait bosser sur Haugen !!!! :lol:

Donc oui j ai fait cette trilogie qui m a vraiment plus, j ai fait aussi les 2 duels contre Camacho pour Greg, et pour Piazenza j ai mater forcement son super combat contre le black Mamba, contre Dele et voulu voir par curiosité quelques combat après son accident contre Duran et Roy Jones.

En tout cas, pour ces catégories légère sur cette décennie mi 80-90 je pense avoir une connaissance "presque" satisfaisante.

Je vais essayé si je peu de rapprondir de la même façon la période 70 de ces catégories. :mrgreen:
Marciano, jette un œil sur un des plus grands boxeurs européens de tous les temps, un welter, on en parle jamais, mon père m en parlait, Duilio Loi.
J’ai lu son nom dans le livre de CANGIONI.
Champion du Monde super léger.
Il est atteint d’Alzheimer.
Oui il est décédé ca fait un bout de temps. Son nom rayonne moins que celui de Benvenuti, ou Arcari.
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J ai pu voir un peu Duilio Loi, dommage qu il y est si peu de combats de lui en entier .
C est les années 50 aussi faut dire.



Sinon, quand on parlait de vitesse de bras de Taylor et Camacho : :yaisse:

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Marciano a écrit : 12 juil. 2020, 14:25 J ai pu voir un peu Duilio Loi, dommage qu il y est si peu de combats de lui en entier .
C est les années 50 aussi faut dire.



Sinon, quand on parlait de vitesse de bras de Taylor et Camacho : :yaisse:

Je vois rien dans la vidéo
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Bernard a écrit : 12 juil. 2020, 15:49
Marciano a écrit : 12 juil. 2020, 14:25 J ai pu voir un peu Duilio Loi, dommage qu il y est si peu de combats de lui en entier .
C est les années 50 aussi faut dire.



Sinon, quand on parlait de vitesse de bras de Taylor et Camacho : :yaisse:

Je vois rien dans la vidéo
C est bon
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Bernard a écrit : 12 juil. 2020, 15:49
Bernard a écrit : 12 juil. 2020, 15:49
Marciano a écrit : 12 juil. 2020, 14:25 J ai pu voir un peu Duilio Loi, dommage qu il y est si peu de combats de lui en entier .
C est les années 50 aussi faut dire.



Sinon, quand on parlait de vitesse de bras de Taylor et Camacho : :yaisse:

Je vois rien dans la vidéo
C est bon
Mais tu as vu le palmarès de l italien
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Bernard a écrit : 12 juil. 2020, 15:52 Mais tu as vu le palmarès de l italien
J'ai commencé à regarder sa fiche impressionnante effectivement, je puis j'ai lu des trucs sur lui, il est très reconnu dans son pays.

Le seul truc que j'ai trouvé dommage c'est le manque de support vidéo sur lui !
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Marciano a écrit : 13 juil. 2020, 10:08
Bernard a écrit : 12 juil. 2020, 15:52 Mais tu as vu le palmarès de l italien
J'ai commencé à regarder sa fiche impressionnante effectivement, je puis j'ai lu des trucs sur lui, il est très reconnu dans son pays.

Le seul truc que j'ai trouvé dommage c'est le manque de support vidéo sur lui !
Oui il y a des combats qu'on peut trouver, d'autres pas, combien de combats de bouttier par exemple tu peux visionner ? Rien sauf contre Monzon, et encore, la deuxième rencontre. Et à côté de ca il y a à disposition sur YouTube tous les combats, ou presque des plus grandes stars au USA, des années 70, 80, 90,jusqu'à maintenant. C'est à y rien comprendre. Peut-être sur Ina. Fr
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S’IL NE DEVAIT EN RESTER QU’UN...


Dans le monde du noble art, il est des nations qui se montrent bien en évidence sur l’échiquier mondial. L’une des plus fameuses fabriques de champions se situe en Amérique Centrale, au Mexique. De ce pays de boxe, nombres de grands noms sévirent dans les catégories de poids inférieures à soixante dix kilos. Si l’histoire de la boxe devait s’arrêter demain, et qu’il nous faille ressortir un nom, il n'en resterait qu'un : "l’Empereur" Julio César Chavez !

Né le 12 juillet 1962 à Ciudad Obregon, Julio ne fut pas le produit d’un environnement familial défavorisé. Sa famille put être considérée comme appartenant à la classe moyenne Mexicaine. Julio fut champion dans trois catégories de poids différentes et fit match nul lors de ses tentatives d’être le premier Mexicain détenteur d’une quatrième. Son invincibilité dura quatre vingt neuf combats un record, tout comme le nombre de combat qu’il livra titre en jeu, trente sept. Son record de défenses de titres consécutives est aussi impressionnant, vingt sept.


Comme beaucoup de ses compatriotes, Julio ne fit pas une longue carrière amateur et passa professionnel en1980 après avoir disputé seulement quinze combats amateurs. Sa première chance mondiale survint lorsque son palmarès vierge de défaite afficha quarante six sorties victorieuses. Premier championnat aux Etats Unis d’Amérique, titre des Plumes WBC à la clé. Pour ce titre vacant, Julio fit face à son compatriote Mario Martinez un solide boxeur. Mais le destin de Julio fut en marche et une superbe victoire au huitième round lui permit de remporter ce premier sceptre.
Une année s’écoula avant que Julio ne défende son bien. Sa première victime en tant que champion, fut le technique Américain Ruben Castillo. Ce dernier qui tentait là sa troisième chance mondiale après des revers face à Salvador Sanchez et Juan Laporte, ne fut pas plus chanceux. Sa technique ne pouvant rien face à la machine Chavez qui le stoppa dans la sixième reprise. Quelques mois passèrent et Julio affronta un autre technicien Nord Américain en la personne de Roger Mayweather. Le pauvre Roger vécut un vrai calvaire l'espace de deux petits rounds.
1986 fut une année faste pour l’Empereur, il disputa cinq combats dont quatre en championnat. N’étant pas encore une star en Amérique du Nord, Chavez s’exporta deux fois en France durant cette année là. Nous eûmes d’ailleurs l'occasion d'assister à une joute de premier plan face au rugueux Rocky Lockridge. Rocky fit ses débuts en Plumes mais cette catégorie ne lui convint pas. C’est dans la catégorie supérieure qu’il obtint la consécration avec le titre WBA. Bien qu’ayant perdu cette couronne, il escompta bien prendre celle de Julio. Rocky fut un adversaire déterminé. Seuls des hommes comme Juan Laporte, Eusebio Pedroza et Wilfredo Gomez, s'imposèrent à lui. De fait ce fut un guerrier rompu aux dures batailles mondiales qu'affronta Julio. Le coin de Lockridge fut composé de George Benton et Lou Duva. Ces hommes précieux dans leurs conseils, permirent à Rocky d'opposer une résistance que Julio n’eut jamais connue. C’est à l’issue de douze reprises fortement engagées que Chavez fut déclaré vainqueur de peu. Quelques rounds du choc
Pour le combat suivant, Julio fit l’amère expérience d’un combat traquenard. Il alla au Madison Square Garden, pour défendre son bien devant le Porto-ricain Juan Laporte qui boxait quasiment à domicile. Une courte victoire aux points permis à Julio de conserver son bien mais que ce fut juste !


L'année suivante fut celle de la transition. Après deux nouvelles défenses victorieuses, Julio ne parvint plus à faire le poids de sa catégorie. De fait, il monta en Léger et se lança un incroyable pari ! En cette fin d'année, Julio affronta le dangereux Porto-ricain Edwin Rosario champion WBA de la catégorie et terrible puncheur. Edwin n'eut perdu qu'à deux reprises et pas devant n'importe qui; José Luis Ramirez et Hector Camacho furent ses bourreaux. Oui mais voilà, Julio est fait du bois des supers cracks et sa grande maîtrise technique alliée à une frappe usante, lui permirent de dominer Edwin dans tout les domaines. Sagement, l'arbitre arrêta le massacre dans la onzième reprise. Highlights du combat

Julio eut toujours des soucis pour conserver un poids stable. De fait, il fut obligé de boxer très régulièrement. Pour l'année 1988, il fit encore cinq combats avec une défense et une réunification partielle. Parlons de celle-ci. Quel crève coeur pour Chavez d'affronter le champion WBC de la divison. Pourquoi me direz-vous ? La réponse vient de l'identité de son adversaire. Le champion que Julio défia ne fut autre que son ami d'enfance, José Luis Ramirez. Les deux hommes commencèrent la boxe dans le même club, ils passèrent bons nombres d'années joyeuses ensemble. Passés professionnels, faisant carrière chacun de leur coté, les deux hommes se vouèrent une seine rivalité. Pourtant déjà terrassé durant son parcours professionnel, José n'en resta pas moins le chouchou des petites gens au Mexique. De plus, l'entraîneur de leurs débuts privilégiant Julio, donna une raison de vaincre supplémentaire à Ramirez. De fait, le combat fut serré, les deux hommes prenant chacun leurs tours un avantage subtil. Dans la onzième reprise, Julio sembla légèrement en tête mais tout resta possible lorsque'un choc de tête coupa profondément José Luis. Ce fait de combat, imposant la fin des débats. Le verdict des juges tomba, Julio remporta cette fratricide bataille et réunifia partiellement ces titres WBA et WBC qu'il abandonna aussitôt!


C'est en retrouvant Roger Mayweather que Julio se para de la ceinture WBC des Supers Légers. Malheureusement pour Roger, il connut le même sort que lors de leur premier affrontement, il ne vit jamais le trosième round. Hormis la prise de ce titre, Julio fut très prolixe en cette année et disputa pas moins de six combats dont trois défenses successives. Si l'une fut devant un inconnu, la deuxième eut lieu devant un Argentin présentant de bonnes références, mais cet Alberto Cortes ne vit pas le jour et fut arrêté au troisième round.


Pour attaqué la nouvelle décennie, Chavez se vit proposer un mega fight ! La possibilité de réunifier partiellement son titre WBC face au champion IBF de l'époque lui fut proposée. Attention, le champion de cette fédération n'eut pas été n'importe qui, non ! Meldrick Taylor, membre de la légendaire équipe olympienne made in U.S.A de 1984 se dressa devant lui. De plus, dans le coin de l'Etasuniens se trouvèrent Benton et Duva. Ce trio décortiqua merveilleusement bien le style de Julio. Grâce à une vitesse extraordinaire, Meldrrick s'imposa peu à peu mais subissait les lourdes frappes du Mexicain. Même si le score fut plus serré que ne le révéla les cartes des juges avant l'ultime reprise, Julio risqua fort de se diriger vers sa première défaite. Au prix d'un pressing toujours plus grand, à la faveur d'un Meldrick fatigué, Chavez réussit à toucher et faire chuter son rival. Ce dernier se releva mais fut à nouveau au sol quelques secondes plus tard. Meldrick parvint à se relever et sachant que moins de dix secondes le séparait du triomphe, l'assistance et le coin de l'Américain furent médusés quand l'arbitre stoppa les débats, préservant alors l'invincibilité de Chavez. Bien des polémiques s'en suivirent, vos serviteurs se sont pourtant forgée l'opinion que dix secondes étaient suivantes à Julio pour toucher une fois de trop Meldrick. La santé du boxeur passant avant tout, Steele fit le job. D'ailleurs le visage de Meldrick fut plus que marqué, sans compter qu'il ne fut plus jamais aussi rapide. Julio César Chavez remporta là son soixante huitième combat et demeura invaincu. Grâce à ce succès, le Mexicain devint une star incontestée, se voyant déclarer "boxeur de l'année", tout comme ce choc reçut le titre honorifique "de combat de l'année" par The Ring magazine.
Le combat dans sa totalité

Durant deux ans et demi, Chavez fit fructifier son titre en monnayant ses prestations dans tous les shows trimestriels que lui proposa son promoteur Don King. Il fit cinq défenses sans réel danger avant que ne se présente un vieux rival qui mena une carrière en parallèle mais dont la route dut un jour, obligatoirement croiser celle de l'empereur. Cet adversaire vous l'aurez deviné, ne fut autre que le Porto-ricain Hector "Macho" Camacho. Ce dernier fut un vrai showman. Extravaguent, provocateur, excentrique mais aussi talentueux gaucher à la vitesse d’exécution redoutable. Pour ce combat la mayonnaise fut montée de toute beauté, chacun jouant à la perfection son rôle. Malheureusement au soir du combat, Julio fut trop fort, trop dur et surtout très désireux de clore le bec du Macho ! De fait, ce dernier ne parvint à boxer que sur l'arrière, jamais il ne put prendre les commandes. Il faillit même visiter les planches et finit avec un oeil très marqué. Victoire et démonstration de force d'un Chavez qu'il ne faut pas provoquer et qui à certainement atteint sa plénitude, son apogée !


Cette leçon, un homme ne sembla pas l'avoir apprise. Je veux bien sûr parler de l'Américain Greg Haugen qui poussa Julio au "meurtre". Je ne saurais retranscrire ici les paroles plus que blessantes qu'utilisa Greg, mais sachez que 132.247 spectateurs eurent pris place dans le stade Aztèque de Mexico afin de voir l'idole d'une nation punir le vaniteux Américain... Et punition il y eut. Jamais Chavez n'eut autant voulu faire mal, jamais il n'eut chercher à châtier de la sorte son opposant. Haugen passa cinq rounds d'une souffrance totale, le visage défiguré, avant d'être arrêté tant il fut débordé sur tous les plans ! Le round final

Chavez s'approcha de deux barres mythiques. Après plus de neuf années présent au plus haut niveau, Julio vit la barre des cent combats victorieux approcher. Il fut à quatre vingt sept victoires lorsqu'il tenta de gravir la barre des quatre couronnes dans autant de catégories, ce qu'aucun de ses compatriotes n'eut réalisé. Dans cette quette, Julio croisa à nouveau le chemin du duo Benton&Duva. Cette fois encore, les deux comparses furent dans le coin d'un ancien membre de l'équipe des J.O de 1984. Son opposant fut Pernell Whitaker le roi de l'esquive, une vraie anguille. De plus, Pernell fut malin, il ne délivra que des bons mots à l'intention de Julio, flattant allègrement ce dernier pour ne pas libérer la bête furieuse. Mais à trente et un an passé, et dans une catégorie qui n'est pas la sienne sans combat d'acclimatation, la machine Mexicaine se grippa. Jamais Julio ne put marcher comme à son habitude sur son adversaire, jamais il ne parvint à le coincer. Au gong final tous attendirent le bruit du couperet annonçant la première défaite du "Jules César" Mexicain. Mais quelle ne fut pas la surprise de l'assistance lorsque le speaker nous livra un verdict de match nul ! Chavez l'échappa bel. Dans la même soirée son objectif de quadruple couronne s'éloigna et son invincibilité ne tint qu'à un cheveux.


Après une telle frayeur, Don King décida de dérouler le tapis rouge afin que son protégé atteignit sa centième victoire en toute tranquillité. De fait, lorsque l'Américain Frankie Randall lui fut opposé début 1994, une victoire aisée fut escomptée. Malheureusement pour Julio, Don fit une erreur de choix en signant Randall pour cette affiche. Certes, ce dernier eut déjà connu la défaite, la brillante carrière que certains lui entraperçurent n'ayant lieu. Mais Frankie fut au pied du mur. L'argent manqua, sa situation personnelle était en piteuse état, il fut au bord du gouffre. De fait, cette opportunité tardive sonna telles les trompettes de la révolte pour Francky. Bien préparé, s'appuyant derrière un jab précis, il tint la dragée haute à Julio qui manifestement n'eut pas suffisamment pris son adversaire au sérieux. Le combat fut très serré, personne ne fit la différence sur les cartes des juges. Il faut dire que le point de pénalité que prix Chavez dans la septième, ainsi que celui reçut dans la onzième ne lui permirent pas de se détacher. D'ailleurs, dans cette onzième reprise la terre trembla. Alors qu'il ne resta qu'une poignée de seconde, sur un pur enchaînement gauche-droite en ligne, l’empereur chuta pour la première fois de sa longue et extraordinaire carrière. Même si ce dernier se releva, comment en un seul et dernier round put-il redresser la barre d'un navire déjà à la dérive et ainsi éviter le naufrage ? Et bien, il n'y parvint pas ! A l'issue des douze reprises, la sentence tomba : défaite aux points pour Julio César Chavez. Ce quatre vingt onzième opus vit la fin de son mythe d'invincibilité.


Beaucoup de causes furent avancées dans ce drame. Le rythme de vie de plus en plus dissolu de Julio. La drogue bien présente dans sa vie en plus des bières. L'âge qui commença à poindre le bout de son nez. Ses mains fragiles depuis toujours, n'auraient-elles pas cédées cette fois-ci ? Quoiqu'il en fut Julio et Francky se retrouvèrent quelques mois après. Le combat un peu moins engagé se déroula toutefois sous un scénario identique. Dans la huitième reprise alors qu'aucun des deux hommes ne sembla avoir fait la différence, un choc de tête vint ouvrir Julio. Le médecin de la réunion fut appelé et recommanda l'arrêt de cette revanche à haute tension. A la lecture de la carte des juges, l'assistance retint son souffle mais exulta lorsque Julio fut déclaré vainqueur !

Une belle aurait normalement due voir le jour mais Chavez ne voulut de Randall, trop dur. Il se contenta de se laisser porter de défenses en défenses durant deux ans, jusqu'à l'arrivée d'un certain "Golden Boy". Les deux hommes furent portés par des vents contraires. Oscar, de dix ans son cadet, fut la nouvelle star montante de la boxe Nord Américaine depuis son sacre quatre année plus tôt, lors des J.O de Barcelone. De plus, déjà titré dans deux catégories, il se présenta plein de volonté pour cet affrontement face à son idole d'enfance. Quant à Julio, du haut de ses trente quatre ans, l'expérience fut de son coté et l'habitude de ses grands rendez-vous. Le combat commença avec un jeune Américain qui ne voulut s'en laisser compter. Il choisit de prendre le centre du ring et d'affronter le champion d'homme à homme. Sa rapidité fit merveille, Chavez ne semblant voir partir les coups. Au quatrième round, sur une multitude d'enchaînements des deux mains, l'arcade de Julio céda. L'empereur visage en sang, le nez également touché, se fit arrêter par l'arbitre !


Durant deux ans, Julio chercha à se reconstruire, à reprendre une vie de boxeur de très haut niveau. Cela commença par une belle victoire sur Joe Gamache, avant de rencontrer son compatriote Miguel Angel Gonzalez. Ce dernier sema la terreur durant de longues années dans la catégorie des Légers, mais il vint défier l'idole nationale. Le titre qu'Oscar laissa vacant fut en jeu. Miguel, très bon technicien sembla dominait légèrement les débats, même si personne ne fit une différence notable. De fait, un généreux verdict de match nul fut rendu dans ce choc.
L'heure de la retraite à trente six ans aurait semblé judicieuse. Pourtant, Julio décida de retrouver Oscar et par la même de conquérir cette quatrième couronne. En effet, le jeune Américain eut glané le titre des Welters WBC, se parant pour le coup lui, d'une quatrième couronne en autant de catégories. Pour cette ultime choc, Julio se prépara comme un damné. Il arriva dans une forme éblouissante le jour J. Cela fit des années que l'empereur ne boxa à ce niveau. Durant la première partie du combat, il livra une réplique féroce et tint le rythme soutenu qu'imposa Oscar. Oui mais voilà, on ne peut lutter indéfiniment contre le temps. Les efforts demandés par sa grosse préparation, le rythme des premiers rounds rattrapèrent Julio dans le début de la seconde moitié du combat. Oscar commença à prendre l'ascendant de façon inexorable, jusqu'à débordé littéralement Julio dans le huitième round. Sagement son coin l'empêcha de repartir au combat, on ne peut être et avoir été...Quelques moments du duel


La raison eut imposée à Julio de se retirer sans avoir à écorner sa légende. Malheureusement, comme beaucoup avant et après lui, ce dernier s'entêta durant plusieurs années. Il alternera des combats ressemblant à des exhibitions et d'autres plus conséquent, comme la défaite en six rounds qu'il connut face à Kostya Tszyu, le nouveau patron des Supers Légers. Julio César Chavez terminera définitivement sa carrière en 2005 à l'âge de quarante trois ans, au bout à l'issue d'un parcours long de vingt cinq ans. Il restera une des rares stars mondiales à posséder un palmarès proches des champions boxant avant les années soixante. Ce dernier affiche donc une fiche de 107 Victoires pour 86 Ko, 2 Nuls et 6 défaites. Son style de rouleau compresseur très technique, usant d'une palette de coups fabuleux dont un célèbre crochet gauche enchaîné par un travail à la face sera sa marque de fabrique N'oublions pas son débit de coups parfois incroyables car portés avec toujours le maximum d'efficacité. Sa droite faisait également très mal et son jeu défensif n'a rien d'anodin. L'un de ses sparrings partners préférés, José Luis Castillo s'imprégna énormément du style de son mentor. Sans avoir tout le bagage du maître, il ne fut pas loin de battre un certain Floyd Mayweather. Il faut aussi citer les deux fils de l'Empereur, Junior et Omar. Si les deux fils ont copié le style de papa, le premier reste invaincu mais pourrait avec sa morphologie faire bien différemment. Le second lui, plus proche physiquement de son géniteur, vient de connaître sa première défaite face à un autre fils de légende, Jorge Paez jr. La résistance physique de Chavez sera aussi notée par tous les spécialistes. Ces derniers font de Julio l'un des meilleurs voir le meilleur boxeur de l'histoire ayant évolué entre cinquante neuf et soixante et un kilos... Naturellement, il fit son entrée à l'International Boxing Hall of Fame !

Nous vous proposons un florilège des meilleurs moments de sa carrière.
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Xavier Favreau, le 11 Mars 2012
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Marciano
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Merci Vieborg !!

Juste une rectif Vieborg, Roger Mayweather abandonne au 10ème rounds lors de la revanche et non au 3ème. Dans un combat magnifique qui plus est.
( il me semblait qu il y avait un autre petit truc mais j ai oublié ^^).

Sinon pour la précision Chavez se blesse à la main droite au 4eme rounds contre Lockdrige, c c'est juste incroyable à son âge comme il gère ça avec métier contre un tueur comme ça...

Ca donne envis de parler de Chavez tout ça !
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Marciano
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Pour moi, Chavez à 3 faits qui jouent souvent contre lui.

-Le premier, c est d avoir décliné en douceur, et oui^^. Pourquoi ? Car un jeune ou autre qui va se pencher un peu sur sa carrière va le voir évoluer pendant son sommet médiatique ou il est encore super fort, pourtant c est pas ça le meilleur niveau de Chavez.
Puis aussi par la suite, il sera tenté de voir ses combats contre Whitaker, Randall ou même DLH, car le Mexicain restait super crédible .

-Autre fait, en combattant à un rythme aussi soutenu il était tout simplement pas aussi frais pour tous les combats, même à son meilleur !
C est bien souvent quand on fait des recherches qu on se rend compte que les combats ou il a un peu plus ramé, outre le bon niveau de ses opposants, soit il avait des problèmes de poids, soit il était un peu blessé, soit les 2 ...

-Dernier fait, son visuel. Il n'est pas flashi comme un Tyson, Jones, Leonard etc...il est même assez froid et méthodique, il n a pas le romantisme d un Duran qui avait le feu sacrée avec des mimiques sur le ring etc...
Je peu concevoir que lorsqu on découvre Chavez on capte pas de suite pourquoi il est l un des meilleures de tous les temps.
Car c'etait avant tout un destructeur. C est pas un puncheur. C est un énorme frappeur qui te démantèle petit a petit, pour souvent n en laissait que des miettes.
(J ai d'ailleurs rarement vu autant d adversaires aussi détruits même dans les grosses catégories !!!)


J aime bien reparler de lui car j ai l impression que le temps avançant c est une légende qui perd de plus en plus en cote.
Pourtant à son meilleur, lui aussi avec son style était presque injouable. En plus de savoir tout faire. Un monstre.
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cleming
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J'ajouterais un quatrième : il était gravement alcoolique et cocainomane. C'est assez dingue qu'il soit parvenu à rester aussi compétitif malgré son hygiène de vie.
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cleming a écrit : 15 juil. 2020, 15:32 J'ajouterais un quatrième : il était gravement alcoolique et cocainomane. C'est assez dingue qu'il soit parvenu à rester aussi compétitif malgré son hygiène de vie.
Il l'était déjà pendant son activité de boxeur pro ?
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