Terence crawford vs oscar de la hoya
- germain martin
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C'est aussi mon sentiment.
Maintenant, De La Hoya a fait plus ou moins jeu égal avec des boxeurs comme Whittaker, Quartey, Trinidad, Mosley...
Il est possible que Crawford soit au-dessus de ces gars là mais je n'en suis pas certain.
J'ai du mal à étalonner les boxeurs actuels avec eux. Que ferait un Madrimov face à DLH ?
J'ai le sentiment que Whittaker, malgré l'énorme différence de gabarit, se jouerait du Canelo qu'à affronté Crawford.
Je ne vois pas ce qu'aurait pu faire Shawn Porter face à Quartey, etc.
- germain martin
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Voici une analyse qui peut être lancera les débats, alors Vieborg plutôt Hoscar ou Terrence , le cœur ou la raison ?
De La Hoya : prime précoce (26–28 ans), explosivité maximale, technique déjà très aboutie.
Crawford : prime tardive (30–32 ans), intelligence tactique et adaptabilité à leur sommet.
Les deux sont à leur meilleur en welter (147 lbs).
C’est la catégorie la plus équilibrée pour les comparer.
Oscar : plus grand, épaules larges, jab naturel.
Crawford : centre de gravité bas, allonge comparable, mobilité supérieure.
Oscar : volume élevé, combinaisons rapides, jab massif.
Crawford : volume contrôlé, précision chirurgicale, coups choisis.
Oscar : puissance linéaire, crochet gauche destructeur.
Crawford : puissance en contre, timing létal, angles imprévisibles.
Oscar : orthodoxe pur, boxeur-puncher, pression contrôlée.
Crawford : switch stance, contreur adaptatif, style hybride.
Oscar : garde haute, déplacements simples mais propres.
Crawford : défense angulaire, lecture du jeu, contres minimaux mais précis.
Oscar : impose un rythme élevé, travaille en rafales.
Crawford : casse le rythme, piège les temps d’entrée, contrôle les phases.
Oscar : Whitaker, Trinidad, Mosley, Chavez — diversité extrême.
Crawford : Spence, Porter, Gamboa — domination totale mais moins de variété.
Oscar (années 90–2000) : volume de combats élevé, style basé sur la pression, moins d’analyse vidéo.
Crawford (années 2010–2020) : science du mouvement, analyse tactique avancée, optimisation du camp.
Le combat se définit par un contraste net :
Oscar De La Hoya :
volume
jab
explosivité
pression structurée
puissance linéaire
Terence Crawford :
angles
timing
adaptabilité
intelligence tactique tardive
précision
- No Mas
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Franchement, sur le papier, ok, Crawford a peut‑être un petit avantage technique. Le mec est propre, complet, super intelligent dans le ring, rien à dire.
Mais faut pas oublier un truc : Oscar a fait beaucoup plus pour la boxe, il a porté le sport, il a affronté tout le monde, et niveau aura/bankabilité, c’était un autre délire. Du coup, l’écart se réduit direct.
Et surtout… soyons sérieux :
Crawford n’a jamais eu un gars comme De La Hoya en face.
Un jab pareil, une vitesse pareille, un volume pareil, l’expérience des très grands combats… c’est un profil qu’il n’a jamais croisé.
Donc oui, Bud est peut‑être plus “propre”, mais Oscar apporte un bagage, une pression et un style que Crawford n’a jamais eu à gérer. Et cela peut change complètement la dynamique du combat.
Bosnie, tu en penses quoi de ce duel générationnel ?
- vieborg
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Ce que tu dis sur la première partie de ton message ne peut pas rentrer en ligne de compte...
Je conçois très bien tes arguments mais Bud plus jeune que Sweat Pea avec une défense incroyable même si différente et avec son allonge de fou bah je pense qu'il aurait frustré l'ami Oscar... Les styles font les ombats
Je conçois très bien tes arguments mais Bud plus jeune que Sweat Pea avec une défense incroyable même si différente et avec son allonge de fou bah je pense qu'il aurait frustré l'ami Oscar... Les styles font les ombats
- No Mas
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On est d'accord depuis le début mais Hoscar méritait un second post alors je pose la seule question qui compte , quel Champions aurait pu battre Terence Crawford en poids Welters ?vieborg a écrit : ↑29 janv. 2026, 18:44 Ce que tu dis sur la première partie de ton message ne peut pas rentrer en ligne de compte...
Je conçois très bien tes arguments mais Bud plus jeune que Sweat Pea avec une défense incroyable même si différente et avec son allonge de fou bah je pense qu'il aurait frustré l'ami Oscar... Les styles font les ombats![]()
Et je rajoute une synthèse des 10 critères les plus déterminants pour évaluer un affrontement intergénérationnel en boxe anglaise car l'exercice est difficile.
L’idée est de comparer deux boxeurs issus d’époques différentes en tenant compte des paramètres techniques, physiologiques, tactiques et contextuels.
1. Le niveau d’opposition réel dans chaque époque
La qualité moyenne des adversaires rencontrés.
La profondeur de la catégorie.
Les styles dominants de l’époque (slugger, swarmer, out-boxer…).
2. L’évolution des techniques et des méthodes d’entraînement
Préparation physique moderne vs. ancienne.
Nutrition, récupération, musculation fonctionnelle.
Spécialisation tactique et analyse vidéo.
3. Les règles, formats et conditions de combat
Nombre de rounds (15 vs 12).
Taille des gants, durée des rounds.
Clinch, arbitrage, tolérance aux coups.
4. Le style de boxe et sa transposabilité
Certains styles vieillissent mal d’une époque à l’autre.
Un boxeur basé sur la pression constante pourrait souffrir face à un technicien moderne.
Un styliste d’aujourd’hui pourrait être bousculé par le rythme des années 70–80.
5. Les attributs physiques naturels
Allonge, puissance, densité musculaire.
Vitesse de réaction.
Capacité d’encaissement (durabilité).
6. L’intelligence de ring (Ring IQ)
Gestion des distances.
Adaptation en cours de combat.
Lecture des intentions adverses.
7. L’expérience des grands rendez‑vous
Résultats en championnats du monde.
Résilience dans les combats difficiles.
Capacité à gérer la pression médiatique et psychologique.
8. La capacité d’adaptation inter‑style
Comment un boxeur réagit face à un style qu’il n’a jamais affronté dans son époque.
Par exemple : un puncheur old‑school face à un contreur moderne, ou l’inverse.
9. Le contexte médical et sécuritaire
Les boxeurs d’avant absorbaient plus de dégâts (moins de KO techniques, moins d’arrêts médicaux).
Les carrières étaient plus longues mais plus destructrices.
Cela influence la perception de la « dureté » d’une époque.
10. L’impact psychologique et l’aura du boxeur
Certains champions imposaient une peur réelle (Tyson, Foreman, McClellan).
D’autres dominaient par leur aura technique (Mayweather, Leonard).
L’effet psychologique est un facteur majeur dans un duel intergénérationnel.
En résumé
Un affrontement intergénérationnel ne se résume jamais à « qui est le plus fort ».
Il s’agit d’un croisement complexe entre :
le style,
l’époque,
la science de l’entraînement,
la psychologie,
et la capacité d’adaptation.


